l_enfant-conflit-parents
Ce récit est une œuvre de pure fiction.
Par conséquent toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.


Prologue

Le ciel avait enfin décidé de se montrer plus clément: il était temps.
La rigueur de l’hiver interminable m’avait laissée comme engourdie, sans réactions, sans vie.
Une phrase me revenait en tête : « Je n’ai plus de repères, plus aucun repère. »
J’avais beau regarder au travers de ma fenêtre, écouter les premiers chants des oiseaux dans le jardin.
J’avais beau me dire que c’était le printemps maintenant.
Qu’il fallait rire….
Qu’il fallait chanter…

Je n’avais plus goût à rien…
Ma vie venait de sombrer trois semaines plus tôt quand il m’a dit qu’il désirait divorcer.
Divorcer, c’est quoi ce mot ?
Ne se marie-t-on pas pour la vie ?
La crise de la quarantaine…
Cette fameuse crise de la quarantaine…
Mais pourquoi existe-t-elle donc ?
Toutes ces questions tourbillonnaient dans ma tête et je me serrais le crâne comme dans un étau afin de l’empêcher d’exploser.
Quelques larmes diffuses commençaient à couler, d’abord éparses, puis j’ai senti mon regard s’embuer.

Derrière ce brouillard de tristesse, je songeais.
Songeais à quoi d’ailleurs ?
Plus rien n’avait d’importance, si ce n’étaient mes filles, mes princesses.
Pourquoi que diable ?
Pourquoi ?
Encore une question à laquelle je ne trouvais hélas pas de solutions.
Solutions au pluriel ou solution au singulier ?
Encore une bête question sans réponses.
Réponses au pluriel, réponse au singulier ?
A force de me poser ces inepties, je me rendais compte que j’allais mal, très mal.

Je relus et relus le poème que j’avais écrit la veille.
Un poème qui était sorti de mes tripes en une demi heure.
Un poème qui me faisait mal.

J’ai pleuré des larmes acides de souffrance
Des torrents de trahisons insoupçonnées
J’ai vomi tout l’amour que j’avais donné
Sur un chemin troublé d’incertitude, j’avance…

J’ai jeté aux ordures mon ancienne existence
Avec toutes ses joies et surtout ses peines
Je ne sais pas vraiment où la vie m’emmène
Tout ce que je sais oui, c’est que j’avance …

J’ai deux petites puces pleines d’innocence
Qui me regardent sans rien comprendre
Pour qui les jours n’ont pas été très tendres
Et pour elles, oui, encore et encore j’avance…

Pour qu’elles oublient disputes, cris et violence
Qu’elles ne voient plus désormais leur mère pleurer
Qu’elles ne regardent plus leur père d’un air apeuré
Pour qu’elles puissent enfin respirer : j’avance…

Pour qu’elles connaissent une autre enfance
Pour qu’elles ne s’endorment plus dans la peur
Qu’elles sachent enfin ce qu’est le bonheur
Je m’accroche, je serre les dents et j’avance…

Je veux hurler et briser ce lourd silence
Derrière lequel je refoulais mes hantises
Que d’avoir trop bu il ait encore une crise
Pour le laisser avec son ivresse, j’avance…

Parce que ras le bol des liaisons à outrance
Des rendez vous clandestins à peine cachés
Pour lesquels je ne pouvais même pas me fâcher
Pour lui et toutes ses maîtresses, j’avance …

La vie ne nous a pas accordé de cadeaux je pense
Mais toutes les trois nous allons enfin revivre
Oublier justement que vivre n’est pas survivre
On se tient la main les puces et …ON AVANCE …

Un désastre: ma vie était un désastre.
Je me devais de réagir, de me battre contre cette situation injuste, cette existence de merde…

J’avais envie de hurler:
« Mais laissez-moi être heureuse.
Pourquoi n’ai-je pas droit au bonheur comme tout le monde ?
Pourquoi est-ce que cela m’arrive à moi ?
A mes puces ?
Que va-t-on devenir ? »
Et de penser qu’il va partir, c’était le cadet de mes soucis.
Mais briser une famille, toucher à l’avenir de mes poupées, ça il n’avait pas le droit.
Mais de quoi a-t-on le droit maintenant en 2017 ?
Le droit de se taire et de subir !

10 mai

Je me rends compte que ma communion avec mon clavier me fait un bien fou.
J’arrive à exorciser ma peine et à faire le point.
La vie continue autour de moi mais j’ai comme l’impression d’être ailleurs, en dehors de tout ça.
Le travail, le ménage, le net, ma poterie…
Tout me passe au-dessus de la tête.
Je ne sais plus faire qu’une chose : penser et encore penser.
C’est à peine si je me nourris et pourtant mon corps décharné sonne l’alarme.
Alors j’engloutis un sandwich sans aucun goût, sans aucune envie.
Je l’engloutis tout simplement, parce qu’il me faut me nourrir.
Je n’ai même pas le courage de le terminer.
Je me rabats sur mon paquet de cigarettes.
Je sais : ce n’est pas la solution mais ça me calme.
Enfin c’est l’excuse que je me trouve.
De toute façon toute excuse est bonne à prendre et elles sont faites pour s’en servir.
J’ai de la chance cette après midi d’être seule au bureau.
Seule pour penser.
Seule pour écrire.
Seule pour pleurer.
Enfin seule avec mon clavier et mes cigarettes…

Il faudra que je me réorganise avec ce qu’il me restera dans l’appartement.
Il s’en va mais pas sans rien évidemment : fallait pas rêver…
Je vais devoir acheter et acheter des biens de première nécessité : séchoir, lit, machine à lessiver (la mienne, toute neuve pourtant, a été remisée à la cave au début du mariage mais serait en panne : saura-t-on la réparer à moindres frais ?)…

Et les courses ?
Comment vais-je faire les courses ?
Je n’ai ni voiture ni permis.
La vie était facile avec lui : on se rendait à l’hypermarché, on dépensait sans compter et on rentrait avec le coffre rempli de victuailles.
De cadeaux pour les enfants.

Mais maintenant ?
Je vais devoir compter le moindre sou.
Ce n’est pas la pension alimentaire qu’il versera pour les filles qui m’assurera le même rythme de vie qu’autrefois.

Le loyer va certes diminuer mais si peu.
Les factures d’électricité, d’eau, de téléphone, les assurances incendie ou autres, les plans d’hospitalisation, la cantine des filles, …

Mon Dieu, ma tête tourne et mon crâne bourdonne.

Et les vacances ?
On avait réservé pour les vacances.
Nous devions partir camper en août en Auvergne, tous les quatre.
Avec les frais du notaire, du divorce, l’indispensable à racheter, je ne pourrai pas.
Comment vais-je expliquer à deux petites puces de trois et six ans que parce que papa et maman se séparent, elles n’auront pas droit de partir en vacances.

De toute façon on partait en vacances en voiture.
Et je n’ai pas de voiture.
Il s’est bien proposé de nous y conduire et même de monter et démonter la tente.
Mais il faut de l’argent en vacances.
Et je n’en aurai pas.

Certes mes parents seront là mais ils ne sont plus tout jeunes mes parents.
Ils ont eu leur vie aussi et ont le droit à un peu de sérénité.
Oui ils veulent bien me dépanner, m’aider un peu.
Mais sûrement pas financièrement : mon père n’a que sa pension et ce n’est pas bien gros.

Mon Dieu, je pense, je pense et qu’est-ce que je suis décousue dans mes propos.
Mais il y a tellement de choses qui défilent dans ma tête pour le moment.
J’ai l’impression que tout s’embrouille.

Je devrai normalement toucher mes congés payés entre le 20 et le 25 : je pourrai payer au moins le notaire.
Enfin l’acompte.
Je ne vous dis pas comme c’est cher de divorcer.
Quand on n’est pas dans le cas, on ne s’en rend pas compte.
On n’y pense pas tout simplement.
Parce que cela concerne les autres.
Jamais soi : c’est évident.

On ne pense jamais qu’on va divorcer.
Le divorce c’est pour les autres.
Pas pour soi.
Personne, quand il se marie, ne pense jamais un jour qu’il pourra divorcer.
Que son conjoint passerait son temps à courir le jupon !
Quelle idée !
Qui penserait donc à ça ?

Qui penserait à mettre toutes les factures aux deux noms, par méfiance.
Au cas où…
Au cas où ça craquerait…
Mais personne en se mariant ne pense que ça va craquer.
On pense au bonheur, aux petites fleurs, aux abeilles…
Pas au divorce !
Quelle idée stupide !

Je reprends une cigarette.
Une de plus…
Une de trop…
Une pour oublier, pour soi-disant me calmer…
Je n’ai pas compté le nombre depuis ce matin mais cela doit être effarant.
Un paquet minimum je pense.
Il ne faudrait pas que je me ruine la santé en plus.
Ce n’est pas le moment.

Je discute de mon futur divorce avec l’une ou l’autre collègue histoire de faire sortir le maximum mais au bout du compte, je me rends bien compte que tout reste là, bloqué comme une grosse boule de poils indigeste, un nœud dans l’estomac.

Il me faudra du tout pour que j’arrive à faire le deuil de ce qui m’arrive, pour que j’arrive à en parler sereinement sans éclater en sanglots.
Du temps oui beaucoup de temps mais je n’en suis qu’au tout début.
C’est un chemin sinueux, inconnu, plein d’embûches, d’amertume, de rancœur, de souffrance, de souvenirs.
Mais c’est aussi un chemin qui déborde d’espérance, de joie de vivre, d’une nouvelle existence qui se prépare.
Je dis ça mais pour le moment franchement je ne n’y crois pas beaucoup.
J’écris ça justement pour me rassurer.
Pour me donner bonne contenance.
C’est tout.

Ce soir, je rentrerai comme tous les jours.
Il viendra me chercher au travail puis on se rendra à l’école des puces.
Je préparerai le repas, les habits pour le lendemain.
Je passerai sur le net pour essayer d’oublier.
Oublier que demain, enfin demain en sens large du terme, ce sera différent.
Ce ne sera plus ça.
Ce sera certes autre chose mais ce sera.
Et il me le faudra l’accepter.
Sans rien dire, sans broncher.
Parce que la vie le veut ainsi.
Tout simplement.

11 mai

Pauline dormait encore profondément ce matin vers 7h20.
Le doux sommeil d’un ange, d’une petite fille de 3 ans et demi qui se trouvait encore si bien au fond de sa couette.
Elle ne daignait pas que son père la lève et l’habille ce matin et prise de cours par le temps qui filait – nous devions partir un quart d’heure plus tard et j’étais affairée à vêtir Manon , de plus je devais garnir leurs cartables – j’ai demandé à Vincent de s’en charger et pour une fois de m’aider tant soi peu.
Il s’en est suivi des crises de colère, de larmes vu le manque de patience plus que manifeste du « paternel ».
Il l’a secouée comme un vieux prunier, il l’a frappée à maintes reprises.
Pas fort, des tapes légères mais des tapes tout de même.
Elle hurlait, sanglotait et Manon affolée est venue à sa rescousse pour porter secours à sa petite sœur.
Mais hélas, elle a dû faire demi-tour au risque de se faire massacrer elle-même et je suis accourue pour reprendre les choses en main.
Enfin j’ai essayé avec mon amour de maman.
Avec moi, ma puce s’est tout de suite apaisée et s’est laissé vêtir sans le moindre ronchonnement.
Je me dis de plus en plus que les relations s’altèrent et qu’il est temps, archi temps qu’il se casse.
Qu’il dégage de notre vie.
Je ne supporte plus cette brutalité, cette violence, ce manque de patience et de compréhension vis-à-vis de mes filles.
Comment peut-on avoir une telle attitude face à un petit bout de 3 ans ?
C’est impensable.
Odieux.
Criminel.
Il tue son enfance, sa candeur.
Il tue sa vie.
Il tue notre vie.

J’attaque ma énième cigarette de la matinée.
Je ne compte déjà même plus.
Les événements de ce matin m’ont survoltée et j’éprouve beaucoup de difficulté à me calmer.
A me retrouver…

Comme hier j’ai mangé mon sandwich.
La même garniture.
Pourquoi changer: de toute façon je ne fais que l’engloutir sans aucun goût.
Je suis incapable de me rappeler la saveur qu’il avait.
Comme tous les jours, je l’ai trouvé simplement insipide.
Je l’ai avalé: c’est tout.

Au bureau, j’ai été fort occupée ce matin: beaucoup de plaintes, de doléances de la part des habitants.
Ça m’a occupé l’esprit de ne plus penser à mes problèmes, mes angoisses.
Ça meublait quoi.
Heureusement finalement qu’il y a le travail pour empêcher de sombrer un peu plus.
C’est surtout durant la pause de midi que le temps me paraît le plus long et le plus pénible à supporter.
Je me retrouve seule dans le bâtiment avec juste comme compagnie mes pensées sombres.
J’écrase ma dernière cigarette.
Pas la dernière de la journée.
La dernière que je viens de fumer.

J’ai essayé d’oublier en réalisant des réussites sur l’ordinateur.
Vous savez ces jeux de cartes auquel on joue quand on n’a rien d’autre à faire.
L’ordinateur gagne tout le temps.
Ou c’est moi qui n’arrive pas à me concentrer et laisse passer des occasions.
A quoi bon se poser ce genre de questions de toute façon.
C’est juste pour nier le temps qui ne s’écoule plus.

Avant je dessinais sur le temps de midi.
Je dessinais énormément, vite et bien.
Cela fait plus d’un mois que je n’ai plus touché à un crayon.
Plus de goût non plus pour dessiner.
C’était la fête des mères dimanche passé: j’avais commencé un superbe cœur sur lequel on pouvait lire l’inscription « bonne fête maman ».
Il est toujours là enfoui dans mon sac.
Oublié. Inachevé.
Maman attendra: elle comprendra…
Elle comprend toujours maman de toute façon.
Heureusement que j’ai ma maman.
Que ferais-je sans elle?
Je serais vraiment seule avec tous mes problèmes.

Ce matin, une amie m’a téléphoné.
J’ai parlé et parlé.
Cela me faisait du bien de tout raconter, même si je le lui racontais pour la troisième ou quatrième fois.
Elle m’écoutait et c’était relaxant, divin, planant.
Je vidais mon sac comme je l’ai fait tant de fois ces jours-ci.
Mais il n’y aura jamais trop de fois où je pourrai le vider.
Il faut que cela sorte et sorte encore.
Ce ne sera jamais assez.

Je rallume une cigarette.
Une de plus.
Et le travail va reprendre…
Comme tous les jours…
La routine quoi…
Les coups de fils, les doléances des habitants….
Cela me permet d’oublier et de trop penser

12 mai

Une fin de journée mémorable que celle d’hier.
Manon était toute l’après-midi en train de répéter pour son spectacle de danse de dimanche prochain.
Vincent devait venir me rechercher au travail à 17 heures et ensemble aller récupérer notre grande fille à l’auditorium.
A 16h40: il me sonne.
Depuis plusieurs jours, il avait découvert, oh horreur, du sang dans ses selles.
Mais là c’est catastrophique.
De véritables hémorragies sanguinolentes de toutes les couleurs: noires, rouges….

Il me demande donc d’aller reprendre notre puce à son cours de danse.
Je quitte le travail dix minutes plus tôt afin de ne pas rater mon bus.
Mon bus?
Quel bus?
Je me rappelle soudain: grève des bus!!!
Flûte et reflûte.
Je me rends donc à pied jusque là et je peux vous assurer que ce n’était pas tout près du tout.
Je prends mon courage à deux mains et je marche et je marche …
J’arrive heureusement à temps mais toute essoufflée d’avoir quasiment couru sur tout le long du trajet qui m’a semblé interminable.
Les répétitions ne sont pas encore achevées mais après un quart d’heure, je retrouve ma fille.
Le temps de la rhabiller et de quitter les locaux : il est 18 heures.
Elle grelotte: son père ne lui a pas laissé de veste et elle ne porte qu’un petit chandail.
Le temps est doux pour la saison mais les soirées sont encore fraîches.
Je téléphone à une compagnie de taxis et vers 18h30, nous voici toutes les deux de retour au bercail.

Là j’apprends par ma petite Pauline de 3 ans et demi qu’elle a vu le « postérieur » de son père plein de sang.
« il saignait du pepette comme moi je saigne du nez » m’a-t-elle dit.
Je n’y prends pas garde trop énervée par nos courses folles de cette fin d’après midi.

Ce matin en arrivant, je raconte les faits à ma chef au travail.
Et elle me lance horrifiée et complètement scandalisée:
« Mais Carole, te rends-tu compte de ce qu’il a osé faire?
Montrer son derrière à ta fille et en plus plein de sang.
Tu fais ce que tu veux, je ne me mêle pas de ta vie avec Vincent mais fais gaffe à tes filles.
Vincent et toi je m’en fiche mais prends garde avec tes filles.
Je t’aurai prévenue mais réfléchis à ce qu’il a fait. »

Avec le recul je prends conscience de ce qu’il s’est passé hier.
Je me vomis de ne pas avoir réagi en tant que maman à cela.
Et du coup, je pense et repense.
Je ne sais plus que faire, comment réagir…
Je suis perdue avec ce drame en plus qui fait basculer mon existence encore plus bas qu’elle n’était.
Je croule encore et encore sous mes inquiétudes…
Mes tourmentes…
Mes angoisses…
Mes remords de ne pas avoir réagi…

En début de matinée, Vincent a daigné se présenter aux urgences de l’hôpital afin d’expliquer les pertes de sang qui l’anéantissaient .
Les infirmières lui ont fait un prélèvement sanguin et il attend patiemment les résultats afin de savoir si on va devoir lui faire une gastroscopie ou non.
Hier il voulait rencontrer son médecin traitant mais j’ai pris les devants et l’ai contacté moi-même par téléphone.
Le docteur, très poli, m’a expliqué que, face à ce genre de problème, il était plus qu’incompétent et que mon mari devait se présenter aux urgences de l’hôpital le plus rapidement possible.
A la place de Vincent, il y a longtemps que j’aurais demandé des examens plus approfondis mais il a préféré attendre ce matin pour y aller.

Vincent vient d’obtenir ses résultats: il doit repasser donc une gastroscopie demain vers 15 heures.
D’après les médecins, il aurait perdu beaucoup de sang.
Trop je suppose.
Et toujours d’après eux, cela proviendrait de quelque part, plus haut que le colon.
Peut-être encore des ulcères au niveau de l’estomac: qui sait?
Toujours est-il que je vais devoir aller rechercher les puces à l’école demain après midi.
Non: elles sont en maternelle et tant pis si elles manquent l’école, je les récupérerais à midi car Vincent est là et la voiture aussi!!!

Je me retrouve encore seule comme souvent devant mon clavier.
Et toujours mes fameuses cigarettes …
Que ferais-je sans elles?
Encore une journée qui s’achève, pareille à la précédente.
Ni pire ni meilleure.

Je n’ai toujours de nouvelles de l’obtention de l’appartement de Vincent.
Ça devient long.
Long avant qu’il ne déménage.
Qu’il se casse…
Qu’il quitte enfin notre vie…

Je m’en retourne à mes réussites..
Pour oublier…
Pour ne plus trop penser…

Je regarde ma montre: l’après-midi est loin d’être terminée.
Le temps décidément est injuste: certes, il avance inexorablement mais si lentement.
Demain c’est le week-end qui commence.
Je ne pense pas pouvoir écrire.
Du moins autant car je ne suis hélas pas seule.
Enfin pas encore…
Mais je serai avec mes puces d’amour et c’est ce qui compte!!!

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