Je ne t’aimerai jamais…

Toi mon unique amour, mon cher et tendre cœur
Toi le fil de mes jours, ma seule raison d’être
Toi qui guéris mes bleus par tes soins de bien-être
Tu brodes sur mes nuits des perles de bonheur

Toi qui supportes tant mes changements d’humeur
Toi le méditatif qui ne dis que peut-être
Toi le méticuleux qui prends tout à la lettre
Tu me chéris pourtant, sans angoisse ni peur

Je le sais, au début, j’étais comme une amie
Moi ton petit bébé, moi ta grosse chipie
Te menant dedans et là par le bout du nez

Je serai néanmoins le guide de ta vie
Ensemble, nous mourrons mais j’en serai ravie
Et je ne t’aimerai jamais…Jamais assez !

🎂🥂🎂 BON ANNIVERSAIRE MON AMOUR 🎂🥂🎂

Barbarie en brasserie

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Barbarie en brasserie (sonnet estrambot)

C’est un caneton qui barbote dans sa mare

Ne sachant pas nager, il flotte comme un grand

Dans son bec: quelques vers, repas exquis si rare

Torture de l’esprit: les manger oui mais quand ?

Il tourne, tourne en rond, lui le canard barbare

Que faire de ce mets dont il est si friand

Le cacher quelque part, il cherche, s’y prépare

Ces vers sont trop tentants, il est plutôt gourmand

Plus le temps passe, plus ça devient un supplice

Les manger sur le champ, au diable l’avarice ?

Il ne tient plus en place, engloutissant le tout

Cet oiseau capturé part avec ses entrailles

Le corps saucissonné, le gésier en margailles

Du côté des fourneaux du bistrot « Mangetout »

Si vous choisissez du canard de Barbarie,

A déguster un jour dans une brasserie

Pensez à ce qui s’y cuisait dans le faitout!

Le chat et le mainate (sextine)


Un félin très gourmand, tout simplement un chat,
Vivait depuis longtemps avec un vieux mainate.
Il se croyait bien seul au monde, ce goujat !
Vraiment pas de raison d’en faire tout un plat…
Il restait dans son coin, quand arriva la date,
Épouvantable jour pour que la paix éclate.

Il dresse un bilan: le cataclysme éclate
Il a beau proclamer qu’il n’est qu’un bête chat.
Sur son calendrier il a vu cette date,
Il lui casse les pieds, cet intru de mainate
Locataire niais glanant dans chaque plat,
Qui va le désigner de satané goujat.

« Tu n’es qu’un sot et un sale petit goujat »
Vlan la discussion commence puis éclate.
Le matou ne dit rien, le regard sur son plat.
Il ne réagit pas, cela reste un chat !
Diable qu’il est bavard cet atroce mainate,
Il ne pouvait bien mal d’escamoter la date.

De quel jour s’agit-il , quelle est donc cette date ?
Ce béo fait fort en le traitant de goujat.
« Il me reproche quoi, ce satané mainate ?
Mon narcissisme feint pour que la guerre éclate…
Ce n’est guère important, foi de Prince le Chat,
On peut être pervers sans qu’on en fasse un plat.

A propos de festin, il a piqué mon plat.
Il mange mon repas, fêtant tout seul sa date.
Pour qui donc me prend-il, moi un si gentil chat ?
Rien à faire c’est lui l’invétéré goujat.
Dévorant mon dîner, ce perroquet s’éclate;
Il m’énerve en effet cet horrible mainate »

« Faisons enfin la paix » lui lance le mainate,
«  Bien trop de nourriture en ton sinistre plat.
Quand j’y pose le bec, le différend éclate,
Ce n’est pas le récit d’une modeste date.
Reste que tu te sers comme un sale goujat.
Que veux-tu cher ami, bien sûr tu n’es qu’un chat ! »

TORNADA

Le chat devient copain avec ce cher mainate.
Goujat certes il fut, tout cela pour un plat.
Date d’un départ où cet ancien temps s’éclate…

Un poème ardu à créer car il n’y a que 6 rimes (3 féminines et 3 masculines) qui se répètent de 6 en 6 dans un ordre précis
La fin, la Tornada (le tercet) doit reprendre les 6 rimes dans un ordre aussi particulier (2 par vers) et les premières rimes du vers ne doivent pas tomber à la césure à l’hémistiche.
Le tout évidemment en alexandrins (avec les règles d’usage)!

Bon, je m’en vais prendre une boite de cachets d’aspirine lol !!!

 

Le médecin chinois et les deux crapauds (Sonnet dit « estrambot »)


Le médecin chinois et les deux crapauds
(abba abba ccd eed ffd)

C’est un crapaud bouffi que son excès de poids
Réduit dans tous les cas à une énorme nouille.
Chaque jour qui survient, son estomac gargouille.
Il rêve de ravoir sa ligne d’autrefois.

Un congénère que son corps laisse pantois
Veut quant à lui vraiment être une citrouille.
Mais il ne franchit pas le cap de la grenouille.
Il s’en va consulter son médecin chinois…

Tous deux patientent dans la salle d’attente,
Discutant de leur poids, leur misère insolente.
Le médecin survient leur sommant de rentrer.

« Venez donc tous les deux car vous êtes semblables.
Observez-vous chacun: vous en êtes capables.
Mangez tout ce que l’autre est en train d’ingérer. »

Leçon du fabliau car il en faut bien une!
Pourquoi donc sangloter seuls sur son infortune ?
Ensembles d’un repas on peut se délecter.

Si vous m’aimez assez …

Si vous m’aimez assez …

Je ne confierai plus jamais rien à personne
Beaucoup de trahisons et secrets éventés
Delà mon cœur meurtri les mots que je vous donne
Sont noircis désormais comme discrédités

Vous êtes à genoux afin que je pardonne
Vos divulgations et d’autres lâchetés
Mais relevez-vous donc, vite je vous l’ordonne
Vos aveux spontanés ne sont que mérités

Tout cela n’est hélas que de ma simple faute
Vous êtes cet amour, ardeur qui me chapeaute
Je ne puis supporter de surseoir à demain

A mon tour à vos pieds aujourd’hui je m’incline
Vous êtes ma Vénus, ma passion divine
Si vous m’aimez assez, offrez-moi votre main