Vacances à Vénosc

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Vacances à Vénosc

Avec quelques amis, il a pris sa valise
Posant son baluchon dessus un tas de bois
Il voulait avant tout ressentir plein d’émois
Profiter du climat sans aucune balise

Mais il a découvert le bourg qui dépayse
Le hameau montagneux qui vous laisse pantois
Exposant les mouflons, marmottes et chamois
Un cadre fabuleux que chacun poétise

Il narrait son séjour, l’Isère à l’imparfait
Il m’a tout raconté, fier comme il était
Hamid, frère du Shah, ami de confidences

Son cheval en cadeau qu’il avait rejeté
Souvenir de circuits sous le feu de l’été
Ornon, Vénosc, l’Oisan, rires d’adolescences

(https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/vacances-a-venosc)

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Autrefois

Papa et moi

 

Autrefois

Avec quelques amis, il a pris sa valise
Posant son baluchon dessus un tas de bois
Il voulait avant tout ressentir plein d’émois
Profiter du climat sans aucune balise

Mais il a découvert le bourg qui dépayse
Le hameau qui vous laisse émerveillé, pantois
Exposant les mouflons, marmottes et chamois
Un cadre fabuleux que chacun poétise

Avec quelques amis, prenant son baluchon
Emmenant avec lui son ultime carton
Un jour il est parti vers un destin céleste

Mais c’était feu mon père, en des temps reculés
Marchant sur les rochers, les pieds trop ampoulés
Bourg d’Oisans a changé, pourtant le tableau reste

Pourquoi ? Parce que …

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Pourquoi ? Parce que …

Pourquoi mettre un terme à un rêve crevassé
Pourquoi se lamenter d’un manque de courage
Pourquoi se calfeutrer derrière un vitrage
Pourquoi claquemurer un soupir encrassé

Pourquoi congédier un lendemain cassé
Pourquoi désapprouver les tonnerres d’orage
Pourquoi demeurer dans un couloir de garage
Pourquoi ne pas avoir pu changer son passé

Parce qu’il faut guider ses jours sur l’autoroute
Celle de l’avenir, celle-là qu’on redoute
L’asphalte goudronnant nos caprices pistés

Parce qu’il faut chanter, siffler la ritournelle
Celle de la gaieté, celle-là qu’on crécelle
La musique emmenant nos relents attristés

Vivre, c’est vieillir, rien de plus …

meditation simone et moi

Vivre, c’est vieillir, rien de plus …

Je n’ai jamais vécu tant de réminiscence
Ca s’en va, ça revient, comme un petit rien
Il vaut mieux cependant, moi pauvre terrien
Que je vous narre ici toute mon indécence

Simone de Beauvoir a dit sans réticence
Que vivre, c’est vieillir, rien de plus et c’est bien.
Exister, c’est oser se jeter dans l’humain.
Dans tous les geignements flâne ton espérance

Écrire au masculin, renier le féminin
Cracher mon mal être et relâcher mon venin
Serait mon avenir, ma nouvelle aventure

Pourtant je veux survivre, abuser de l’espoir
Je veux rire, chanter, donner sans recevoir
Je désire être moi, simplement, sans couture

Le locataire

 

etat-des-lieux-remise-en-etat punk

Le locataire

Trop simple voyageur pour oublier le temps
Tu devais déposer tout au plus ton bagage
Sommaire comme toi, le verrou de ta cage
Tu t’est enraciné un beau jour de printemps

Tu n’a pas vu passer les nuits à contretemps
As-tu tout entendu: les larmes, le craquage
Les mots tant recherchés, les erreurs de langage
Emménageant là-bas, seul pour bien trop longtemps

Chute sur les pavés, espoir de renaissance
Le temps t’a rappelé juste en pleine croissance
Manifeste-toi donc, plus loin que la rumeur

Dégagé pour mourir sous la lame efficace
Martyr du bistouri d’un médecin sagace
Je te dis au revoir, ma petite tumeur