La limace qui tue



La limace qui tue
(Sonnet dit « estrambot » – abba abba ccd eed ffd)

Ce cher maître corbeau sur son arbre perché
Amateur d’asticots, déguste sa limace
Contemplant à tous vents le faux jeton qui passe
Il flaire les voleurs de son supermarché

Il le piste craintif, à sa branche accroché
Chaque aller et retour sous le chêne l’agace
Il avale le tout, faisant une grimace
Hors de question de manger du prétranché

Le goupil affamé passe pourtant sa route
Sur la fraîcheur du ver, devant avoir un doute
Il s’en va simplement poursuivant son chemin

Le corbeau se débat avec sa nourriture
Elle cale d’un coup, bigre quelle torture
Le goinfre basculant, meurt de son coupe-faim

De cette histoire se dégage une morale
Ignore ton voisin de façon générale
Ce n’est pas avec lui que tu vivras demain

Une sacrée période

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     Une sacrée période

Où vas-tu maintenant , sans aucune conduite
Avette hors-la-loi, scrutant ton miel collé
Tu courses ton chemin, ayant trop chancelé
Sans explication, juste une simple fuite


Tu vas et tu reviens, recherchant une suite
Aurais-tu chu dans un guêpier ensorcelé
Te lâchant en public, tu surveilles ton blé
L’acquêt plus que douteux, corruption ensuite


Traînant de-ci de-là, tu surveilles ton sac
Ce n’est point le moment de subir un couac
La foule est là pourtant, évite les boulettes


Trop de monde, de gens filent comme des fous
Il te faut en effet éviter ces remous
Ce sont les soldes là, l’époque des emplettes

Vacances à Vénosc

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Vacances à Vénosc

Avec quelques amis, il a pris sa valise
Posant son baluchon dessus un tas de bois
Il voulait avant tout ressentir plein d’émois
Profiter du climat sans aucune balise

Mais il a découvert le bourg qui dépayse
Le hameau montagneux qui vous laisse pantois
Exposant les mouflons, marmottes et chamois
Un cadre fabuleux que chacun poétise

Il narrait son séjour, l’Isère à l’imparfait
Il m’a tout raconté, fier comme il était
Hamid, frère du Shah, ami de confidences

Son cheval en cadeau qu’il avait rejeté
Souvenir de circuits sous le feu de l’été
Ornon, Vénosc, l’Oisan, rires d’adolescences

(https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/vacances-a-venosc)

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Autrefois

Papa et moi

 

Autrefois

Avec quelques amis, il a pris sa valise
Posant son baluchon dessus un tas de bois
Il voulait avant tout ressentir plein d’émois
Profiter du climat sans aucune balise

Mais il a découvert le bourg qui dépayse
Le hameau qui vous laisse émerveillé, pantois
Exposant les mouflons, marmottes et chamois
Un cadre fabuleux que chacun poétise

Avec quelques amis, prenant son baluchon
Emmenant avec lui son ultime carton
Un jour il est parti vers un destin céleste

Mais c’était feu mon père, en des temps reculés
Marchant sur les rochers, les pieds trop ampoulés
Bourg d’Oisans a changé, pourtant le tableau reste

Pourquoi ? Parce que …

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Pourquoi ? Parce que …

Pourquoi mettre un terme à un rêve crevassé
Pourquoi se lamenter d’un manque de courage
Pourquoi se calfeutrer derrière un vitrage
Pourquoi claquemurer un soupir encrassé

Pourquoi congédier un lendemain cassé
Pourquoi désapprouver les tonnerres d’orage
Pourquoi demeurer dans un couloir de garage
Pourquoi ne pas avoir pu changer son passé

Parce qu’il faut guider ses jours sur l’autoroute
Celle de l’avenir, celle-là qu’on redoute
L’asphalte goudronnant nos caprices pistés

Parce qu’il faut chanter, siffler la ritournelle
Celle de la gaieté, celle-là qu’on crécelle
La musique emmenant nos relents attristés