Cinq doigts

trace-sanglante-main

Cinq doigts
Peau meurtrie
Parfois
Cramoisie

Cinq doigts
Tu taloches
Tu vois
C’est trop moche

Cinq doigts
C’est pas drôle
Ma foi
Pas d’école

Cinq doigts
Je me tais
Pourquoi
Je ne sais

Cinq doigts
Je me casse
Ma foi
Je t’efface

Cinq doigts
Plus jamais
Sans toi
Désormais

Très cher ami, reçois ma main …

Je vous invite à découvrir un de mes derniers poèmes
(http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/tres-cher-ami-recois-ma-main)

Ce sont des octosyllabes…
Qu’en pensez-vous ? Soyez francs (vous pouvez commenter sur le lien mis ci-dessus)


Ps. Le poème peut paraître nébuleux au départ – ce ne sera qu’au dernier quatrain que vous comprendrez et donc, je vous invite à le relire une seconde fois, en partant de ce que vous avez découvert et vous verrez que chaque vers, du coup, a bien son sens

 

Très cher ami, reçois ma main
Sans garde-fou, pour seul otage
Tu effiloches mon destin
Notant le moindre dérapage

Je te serre, faisant couler
Ton essence fuligineuse
Tous mes rendez-vous éboulés
Par des assertions fumeuses

Ta plume réactionnaire
Prend, à mon gré, des libertés
Pouvoir que seul, tu te confères
Brisant mon réseau déserté

Toi, tu t’étends, moi, je m’étale
Tu dois dire non à la guerre
Oui à l’entente cordiale
Oui à la paix sur notre terre

Tu pourrais chanter les étoiles
Et implorer les égéries
Pourquoi pas dessiner les toiles
D’épeire en ailes d’hespéries

Tu te lâches non sans baver
Me crachant toutes tes cartouches
Tu commences à me gaver
C’est mon histoire que tu couches

La charge des mots avinés
Victimes d’un jus trop opaque
Rêve de t’écraser le nez
Sentir le calame qui craque

Stop, capitaine, lève l’ancre
Tu divagues, cher alcoolo
Tu as surement trop bu d’encre
Récusable pour un stylo

 

J’ai froid (Le racisme n’a pas de limites !)

Sans vers rimés,  juste mes tripes …

000000

 

J’ai froid

Ce matin
Mon foulard
Laineux
Disposé
Sur la tête
Et les oreilles
Autour du cou
Noué devant
Bouts glissés
Sous le parka

J’ai chaud

Une voiture
Passe
Vitre baissée
On me claque
Sale Arabe
Les bus
Ne roulent pas
Marche
Ça te fera
Du bien

La voiture
S’en va
Je reste
Anéantie
Sans rien dire
Comme figée
Je me sens
Voilée
Je me sens
Étrangère

J’ai froid

Liberté

 

49

Derrière un avenir naissant
Subsistent  les ombres passées
Tristes bagatelles d’antan
Cendres funestes à effacer
Larmes de joie et rires en pleurs

Fantômes sur papier glacé
Amers, laissant un goût d’ailleurs
Des regrets issus du passé

Les espérances d’avenir
Cicatrisent mon cœur blessé
Égaré entre deux soupirs
Oublier pour ne plus penser

Il faut donc aller de l’avant
Surtout ne pas se retourner
Se vaporisent sous le vent
Nos souvenirs empoussiérés

Laissant mon avenir construire
Seul, de nouvelles fondations
Plus personne pour me détruire
Tuer ma vie en mutation